Les Haut-Parleurs

novembre 2015

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  • Avant-première scolaire
  • Mercredis causerie après la représentation
  • Première
  • Rencontre avec les artistes après la représentation
  • Supplémentaire
  • Supplémentaire scolaire

Résumé

Texte et mise en scène Sébastien David

Théâtre Bluff 

Billeterie grand public

L’été s’annonce long et ennuyant pour le Fils, nouvellement arrivé dans une ville que tout le monde a quittée pour les vacances. Tout le monde sauf le Voisin, un homme solitaire dans la soixantaine, compositeur d’étranges musiques, et Greta, une adolescente au caractère explosif. Dans cette petite ville dominée par son immense cathédrale et ses cloches au son massif, le Fils comprend peu à peu que toutes les amitiés ne sont pas compatibles et que les vérités humaines sont parfois insaisissables.

Un récit, traversé par l’écho des choses fragiles, qui met en lumière les traces immuables que laissent les autres dans notre vie. Très actif et toujours sensible et percutant, le jeune auteur, metteur en scène et comédien Sébastien David plonge, après T’es où Gaudreault précédé de Ta yeule Kathleen et Les Morb(y)des, dans une oeuvre sur les possibles blessures de l’adolescence.

Le Théâtre Bluff amorce une résidence au TDP jusqu’en 2018.

Équipe

Avec

Marie-Hélène Bélanger, Guillaume Gauthier et Richard Thériault

Conception et collaboration artistique

Assistance mise en scène et régie / Catherine Comeau
Décor / Simon Guilbault
Costumes / Pierre-Luc Boudreau
Éclairage / Martin Sirois
Musique / Olivier Girouard
Conseillère en mouvements / Sarah Dell'Ava
Direction de production et technique / Nicolas Fortin

Théâtre Bluff

Biographies

Les Haut-Parleurs
Crédit: Jérémie Battaglia

Sébastien David Auteur et metteur en scène

Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada en interprétation en 2006, Sébastien David est aussi auteur et metteur en scène. Comme acteur, on a pu le voir dans une quinzaine de productions dont Chambre(s) de Pascal Chevarie (m.e.s. Eric Jean) au Théâtre de Quat’Sous, Ce Samedi il pleuvait d’Annick Lefebvre (m.e.s. Marc Beaupré) aux Écuries et Les Cendres bleues de Jean-Paul Daoust (m.e.s Philippe Cyr) au Théâtre d’Aujourd’hui.  Comme auteur, on lui doit T’es où Gaudreault précédé de Ta yeule Kathleen, spectacle qui lui a valu en 2011 le prix du meilleur texte original au Gala des Cochons d’or ainsi que le Prix auteur dramatique Banque Laurentienne du Théâtre d’Aujourd’hui.  Son deuxième texte, Les morb(y)des, est présenté au Théâtre de Quat’Sous en mars 2013 puis en lecture publique à la Comédie-Française à Paris où il remporte le coup de cœur du public. Les deux pièces sont publiées chez Leméac Éditeur. Sébastien assure également la direction artistique et générale de La Bataille depuis 2012 dont la dernière production, Scratch, a eu lieu à La Petite Licorne en avril dernier. Il signait la traduction et la mise en scène de cette pièce de la jeune auteure torontoise Charlotte Corbeil-Coleman.

Lors de la saison 2014-2015, Sébastien dirigera une lecture dans le cadre de Dramaturgies en dialogue, mettra en scène un exercice de finissants de l’École nationale de théâtre et terminera sa résidence d’artiste au Théâtre de Quat’Sous avec un laboratoire de dramaturgie expérimentale appelé Machinations. C’est la première fois avec Les Haut-parleurs qu’il écrit pour le public adolescent et il est très fier de s’associer à une compagnie comme Bluff. 

Les Haut-Parleurs
Crédit: Maxime Côté

Guillaume Gauthier Le Fils

Guillaume Gauthier fait partie des diplômés de la cuvée 2014 en interprétation de l'École nationale de théâtre du Canada. Alors qu'il venait de commencer l'école, il a décroché le rôle de Robin dans la série Vertige réalisée par Patrice Sauvé. Par la suite, nous avons pu le voir durant l'été 2014 dans le spectacle de La Roulotte : Jack et le Haricot Magique qui a été mis en scène par Charles Dauphinais. Depuis, il s'est fait offrir des rôles épisodiques notamment dans 19-2, Tactik, Il Était Une Fois Dans le Trouble et Toute la Vérité. Dès le 21 septembre 2015, sur les ondes de T.V.A, nous pourrons le voir interpréter Gégé dans Pour Sarah, la nouvelle série réalisée par Éric Tessier.

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Crédit: Annie Ethier

Richard Thériault Le voisin

Formé à l'École nationale de théâtre du Cananda, le comédien Richard Thériault a foulé toutes les scènes de la ville de Québec avant de poursuivre sa carrière sur la scène montréalaise au début des années 2000. Il est de la création de la pièce Incendies de Wajdi Mouawad présentée sur les scènes québécoises et européennes de 2003 à 2013. Durant cette période, le théâtre l’a fait voyager sur quatre continents ou il a incarné des personnages plus grands que nature, dont le très inspirant Prospéro de La Tempête de Sakespeare. Sur la scène montréalaise on a pu le voir dans Des Femmes et Hamlet présentées au TNM,  Comment s’occuper de bébés à La Licorne et dans Marie Tudor au Théâtre Denise-Pelletier. À la télévision il a participé à de nombreuses séries dont La Galère, Toute la vérité et Les pêcheurs. Il est également l’auteur de cinq pièces, dont Toilette de soirée et Chalet tout compris. Son implication dans le milieu l’a amené à enseigner dans plusieurs institutions et à siéger au sein de différents organismes, dont l’Union des artistes, et le Conseil des arts et des lettres du Québec.

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Crédit: Maxime Côté

Marie-Hélène Bélanger Greta

Durant sa formation à l’École nationale de théâtre du Canada, Marie-Hélène a eu la chance de travailler avec plusieurs artistes de renom, dont la danseuse et chorégraphe Jocelyne Montpetit. La collaboration avec cette dernière se poursuit d’ailleurs depuis 2012 dans le spectacle Des fleurs pour Pina. Cette production fut présentée à plusieurs reprises dont au Festival de Théâtre de rue de Lachine et en extérieur au Quartier des spectacles. Marie-Hélène se joint cet automne à la compagnie de marionnettes Théâtre la Souvenance pour le projet Crépuscule. On pourra également la voir à l’automne 2015 dans Les Hauts-parleurs, prochaine création de la compagnie Bluff.

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Crédit: Julie Méalin

Martin Sirois Éclairages

Diplômé de l’École nationale de théâtre du Canada, Martin se réalise pleinement dans des conceptions d’éclairages très originales en collaborant avec des metteurs en scène comme Wajdi Mouawad, Christian Lapointe ou Éric Jean.

Les Haut-Parleurs
Crédit: Maxime Côté

Pierre-Luc Boudreau Costumes

Jeune scénographe passionné par l’art visuel et la musique, gradué de l’École nationale du théâtre du Canada (2014), Pierre-Luc Boudreau refuse de s’ennuyer. Il aime varier ses expériences, que ce soit au niveau du théâtre, de l’opéra ou même du cirque; il veut toucher à tout. En tant que concepteur de décors, il a participé à la production de Voyage au bout de la nuit (m.e.s. Alice Ronfart) et à la pièce Avant/Après (m.e.s. Éric Jean). Comme concepteur de costumes, il signe sa première conception avec la pièce 80 000 âmes vers Albany, texte de Benjamin Pradet (m.e.s. Sébastien David). Dès sa sortie de l’école, il a été directeur artistique pour les Productions Imaginaires et il collabore en tant qu’assistant avec plusieurs scénographes, dont André Barbe et Michael Slack.

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Crédit: Droits réservés

Olivier Girouard Conception sonore

Par hasard, lors d’une Journée portes ouvertes au Conservatoire de musique de Montréal, Olivier Girouard a découvert la bande magnétique. Le pouvoir évocateur du son. Sa longueur en mètres : tangible. Il a vite subtilisé les magnétophones du grenier de l’école où il étudiait pour faire une première œuvre. Il a ensuite étudié la guitare classique, l’écriture musicale et le chant classique à l’Université de Montréal avant de revenir au Conservatoire de musique de Montréal afin  d’étudier la composition électroacoustique. Pour ce désir d’intimité avec le son. Olivier Girouard collectionne des moments figés du monde et de sa poésie.

Ce qu'on en dit

Sorte de récit d’apprentissage, Les Haut-Parleurs porte un regard plutôt tendre sur trois personnages dissemblables, mais qui ont en commun la solitude. Et une blessure. La production du Théâtre Bluff — solide compagnie qui, à 25 ans, est plus vieille que son public cible — peut aussi être appréciée par les adultes.

Marie Labrecque, Le Devoir

Sébastien David a prouvé sa belle maîtrise de l’écriture théâtrale. L’auteur de 32 ans a un univers bien à lui, dans lequel il explore la solitude et la misère urbaines. Sans aucun misérabilisme.

Luc Boulanger, La Presse

Gauthier fait preuve d’une grande justesse, alors que Marie-Hélène Bélanger (Greta) donne beaucoup de singularité et de couleur à son personnage d’adolescente en mal d’amour. Un plaisir, également, de retrouver Richard Thériault, un acteur sous-évalué qu’on tient en haute estime depuis son marquant rôle du notaire dans Incendies, de Wajdi Mouawad. La mise en scène, sobre et fluide, leur laisse tout l’espace dont ils ont besoin pour camper ce doux récit initiatique.

Philippe Couture, Voir.ca

Les Haut-Parleurs illustre bien comment les trois personnages tentent de trouver leur place dans la société, montrant que les questionnements identitaires ne sont pas propres à l’adolescence, mais à l’humain en général. Les Haut-Parleurs témoigne encore une fois de la sensibilité et de la lucidité des textes de Sébastien David. Avec ce spectacle, le Théâtre Bluff amorce brillamment sa résidence de trois ans au Théâtre Denise-Pelletier.

Sarah Thibault, Monthéâtre.qc.ca

Ce qu'il nous propose ici est une magnifique réflexion sur la passation de la connaissance et du savoir, sur l'amitié intergénérationnelle, sur le bonheur et parfois la nécessité pour un adolescent de connaître un mentor qui saura le guider et lui faire comprendre un peu la vie.

Marie-Claire Girard, Huffington Post

La fragmentation du discours et le jeu des acteurs, souvent minimaliste, donne une grande force à l’ensemble. La narration est claire. Les personnages sont émouvants. La lumière du soleil aveuglante contraste avec l’obscurité des sentiments.

Sophie Jama, Infoculturebiz

«Cette pièce, c’est aussi un regard sur trois solitudes», fait remarquer le comédien qui ajoute qu’il s’agit également d’une quête identitaire. «Le jeune adolescent porte en lui ses blessures.» C’est aussi quelqu’un qui vit une relation difficile avec son père. Ainsi, on peut penser qu’à travers cette amitié, l’adolescent est à la recherche d’un père et d’un modèle. 

Louise Bourbonnais, Journal de Montréal