En quelques mots, pourquoi as-tu fait appel à Jean-Marc Dalpé pour traduire et adapter le texte avec toi ?

Je me suis familiarisé avec le travail de Jean-Marc Dalpé vers 2012 ou 2013, quand je l’ai rencontré à Vancouver. Je le voyais comme une sorte de légende !

Son amour pour Shakespeare est clair et sa rigueur est impressionnante. Je m’incline devant son travail d’assemblage et d’adaptation pour ROME.

Mais pour ce projet, ma première discussion fut avec Marc Béland, parce que je le voyais vraiment jouer Lear. Il a mentionné l’importance d’une traduction en québécois. Marc a beaucoup travaillé avec Jean-Marc alors l’univers commençait à se préciser d’une façon logique.

 Et la légende Dalpé a dit oui au projet !

Qu’est-ce qui est encore si actuel dans Le Roi Lear ?

Si tu avais à expliquer en quelques phrases l’histoire ou les thématiques du Roi Lear, quelles seraient-elles ?

À la fin de sa vie, un roi-dictateur-guerrier divise ses terres pour sa famille – ses trois filles – et demande qu’elles déclarent leur amour pour lui afin de mériter leurs terres. La plus jeune – sa préférée – refuse de jouer le jeu et le roi Lear la bannit.

Lentement, les jeunes du royaume prennent le pouvoir, et leurs vrais sentiments de haine et de colère contre leur père deviennent apparents.

Lear est une histoire de tensions entre les vieilles et les jeunes générations, lors d’une période de changement drastique pour un peuple, un monde, un univers.

C’est une pièce qui met en scène un personnage qui se déleste complètement, couche par couche, de sa propre identité.

Comment les costumes permettent de symboliser les dynamiques familiales et de pouvoir ?

Ton adaptation préférée d’une pièce de Shakespeare ?