Infiltrer les rêves
Textes
Claude Poissant
Collage du vendredi
Sarah Berthiaume et
Alexandre Cadieux
Mise en lecture
Patrice Dubois,
Anna Sanchez et
Benoît Vermeulen
Direction artistique
Alexandre Cadieux (CEAD),
Patrice Dubois (Le PàP) et
Nicolas Gendron (TDP)
Production déléguée
Julie Marie Bourgeois
et Le PàP
Coproduction
Le Centre des auteurs dramatiques
et le Théâtre Denise-Pelletier
AVEC
- Si tu meurs, je te tue
(Mercredi 26 août)
Geneviève Alarie,
Bénédicte Bélizaire,
Alexa-Jeanne Dubé,
Ariel Ifergan,
Simon Landry-Désy et
Justin Simon - Les enfants d’Irène
(Jeudi 27 août)
Simon Champagne,
Nicolas Gendron,
Sarah Laurendeau,
Christophe Levac,
Tracy Marcelin,
Marie Reid,
Charlotte Richer et
Madani Tall - Dépasser la nuit — Cabaret
(Vendredi 28 août)
Sarya Bazin,
Delphine Bertrand,
Catherine Larochelle,
Jean-Moïse Martin,
Pierre-Alexis St-Georges et
Vladmir Victor
TARIFS
- Billet pour un spectacle : 30 $
- Combo 2 soirées : 56 $
- Combo 3 soirées : 78 $
Résumé
Regards croisés sur la dramaturgie de Claude Poissant
Directeur artistique du TDP de 2014 à 2025, le regretté Claude Poissant était d’abord reconnu comme un metteur en scène d’exception. Mais qu’en est-il de son legs dramaturgique, lui qui a écrit ou collaboré à l’écriture d’une vingtaine de pièces, collectifs et adaptations au fil de son parcours effervescent ? Pour donner le coup d’envoi à la saison 26-27, dans une ambiance de café-théâtre, deux lectures intégrales et une soirée-collage de ses textes nous offrent la précieuse occasion d’apprécier plus largement son univers et ses mots, propices à infiltrer les rêves.
Pour croiser les regards, le TDP s’allie à deux joueurs clés de la dramaturgie québécoise, que Poissant connaissait intimement : le Centre des auteurs dramatiques, qui célèbre son 60e anniversaire, et Le PàP, qu’il a cofondé en 1978 et (co)dirigé jusqu’en 2014.
Une collaboration aussi rassembleuse que l’homme et l’artiste à l’honneur.
Mercredi 26 août à 19h30
Si tu meurs, je te tue
(Durée : 1h15)
Sous la direction de Patrice Dubois, lecture de Si tu meurs, je te tue (1993). La rencontre poignante entre deux frères, l’un vivant, l’autre disparu à l’adolescence.
🎟️→ Billets
Jeudi 27 août à 19h30
Les enfants d’Irène
(Durée : 1h30)
Sous la direction de Benoît Vermeulen, lecture de Les enfants d’Irène (2000). Si son entourage s’agite pour s’accrocher au réel, Matthias est passé maître dans l’art de ne rien faire. Révolte ou désillusion ?
🎟️→ Billets
Vendredi 28 août à 19h30
Dépasser la nuit — Cabaret
(Durée : 1h15)
Sous la direction d’Anna Sanchez, dans un collage cosigné Sarah Berthiaume et Alexandre Cadieux, ravivons l’esprit du café-théâtre pour revisiter la plume atemporelle de Claude Poissant, dans toute sa verve et son indocilité.
🎟️→ Billets
Biographies
Collage de textes
DÉPASSER LA NUIT
Les textes et complices d’écriture :
- Demain il fera congé (1977, en collaboration avec Lise Gionet, Danielle Hotte et Louis-Dominique Lavigne)
- Je donne ma langue au chef (1980)
- Tournez la plage (1981)
- Arture (1982, en collaboration avec Marie-France Bruyère)
- Passer la nuit (1983)
- Défendu (1984)
- Bain public (1986, en collaboration avec Louise Bombardier, François Camirand, Anne Caron, René Richard Cyr, André Lacoste, Geneviève Notebaert et Denis Roy)
- Ce qui reste du désir (1987)
- L’an de grâce (1992, en collaboration avec René Richard Cyr et Alexis Martin)
- Si tu meurs, je te tue (1993)
- Rue des Mélèzes (1998)
- Les enfants d’Irène (2000)
- La métamorphose (d’après Franz Kafka, 2021)
Mot de l'équipe de création
L’écriture a été de toute importance pour Claude. Il a toujours été un grand lecteur, un fouilleur de théâtre. Et il a beaucoup lu. Il cherche dans les textes des pulsations, toujours une langue, des mondes de travers. Par-dessus tout, des occasions de dialogue. Et quand, à son tour, il écrit, il s’attarde à faire de la place pour qu’une conversation naisse, advienne. De la page à la scène, de la bouche aux oreilles, de la parole aux actes. Toujours, le dialogue.
Qu’il signe ou cosigne les pièces dans lesquelles il s’aventure, il est là, ouvert comme un partenaire de jeu qui vous tend les bras. Et qui vous lance une invitation à entrer quelque part. D’illicite. D’étrange. De connu, mais d’étrange. De beau. De plein. De théâtral et d’heureux.
C’est donc une joie de donner à entendre sa voix et ses mots aujourd’hui. De les empoigner comme une matière tout à fait vivante, de les partager comme un repas entre ami·e·s. Et de considérer son travail à la hauteur de ce qu’il est ; un jalon important de notre dramaturgie.
Au nom de la plus-que-trentaine d’artistes et d’artisans que ce projet réunit, nous vous souhaitons une vibrante soirée.
– Nicolas Gendron, Alexandre Cadieux et Patrice Dubois
Équipe
Assistance et régie
Ariane Lamarre
Environnement sonore
Jean Gaudreau
Espace
Nadine Jaafar
Direction de production
Elizabeth Roy
Direction technique et lumières
Emmanuel Bossé-Messier
Dans les médias
C’est une langue très foisonnante, très visuelle, mais aussi très construite. Les dialogues de Claude sont percutants. Ses personnages sont souvent engagés dans une crise identitaire propre à la jeunesse et ils ont allègrement recours à des mots d’esprit, des piques assassines.
– Sarah Berthiaume et Alexandre Cadieux en entrevue avec Christian St-Pierre, Le Devoir
Le milieu théâtral québécois s’apprête à vivre un moment fort en émotions ! [...] Ce rendez-vous rassembleur rend un vibrant hommage à l’un des artistes les plus généreux et marquants de notre scène. Directeur artistique inspiré, metteur en scène passionné et mentor pour des générations de créateurs, Claude Poissant laisse derrière lui une œuvre aussi riche que profondément humaine.
– Les ArtsZé, article de Suzette Paradis