Marie-Claude Verdier : Même après le début des répétitions, le texte reste vivant. Ce qui peut être stressant puisque je peux modifier des choses jusqu’à la fin. Ça prend des interprètes très flexibles. Pour moi, en fait, il y a l’écriture papier, mais il y a aussi un dialogue avec le metteur en scène, avec l’interprète, puis un dialogue avec les concepteurs. J’ai commencé avec le Théâtre Le Clou. J’ai fait mon premier texte au TDP dans Les Zurbains quand j’avais 17 ans. À ce moment-là, j’avais travaillé avec Maxime Denommée, qui sortait de l’école. C’est une belle boucle de le retrouver aujourd’hui dans cette production.
Avec Les Zurbains, je travaillais avec Benoît Vermeulen, dont j’estime beaucoup le travail. Avec lui, tout le monde est là dès le départ. C’est sa manière de travailler et ça a forgé ma propre méthode d’écriture flexible qui se peaufine au fil du travail de répétition. Je trouve ça important d’essayer les scènes, de voir comment les acteurs se les mettent en bouche et comment ils bougent là-dedans. Puis, s’il y a quelque chose qui cloche, on ajuste ou on modifie. Le théâtre, c’est un art vivant. On écrit du théâtre pour créer des familles. J’ai envie d’être là et de travailler avec la famille.