Ka Uinaksheshet
Les enfants sales

Texte
Pierre Berlioux,
Julien-Claude Charlebois et
Simon Riverin

Mise en scène, idéation et production
Simon Riverin

Ka Uinaksheshet <br>Les enfants sales

Avec
Fabrice Girard,
Suzie Kanapé Fontaine,
Jeanne Moreau-Vollant,
Simon Riverin et
Xavier Watso

 

⚠️ Avertissement – Sujets sensibles
Thèmes abordés : pensionnats autochtones, traumatismes et maltraitance.

 

► RENCONTRE APRÈS CHAQUE REPRÉSENTATION
Une rencontre avec le public suivra chaque représentation.

De plus, l’équipe artistique se joindra aux échanges aux dates suivantes :

  • 26 septembre
  • 30 septembre
  • 2 octobre
  • 3 octobre
  • 6 octobre
  • 8 octobre
  • 10 octobre

Résumé

Nous sommes dans la classe d’un pensionnat autochtone. On nous convie à nous bander les yeux. Religieux et camarades s’activent autour de nous. C’est l’enfant en nous qui prend place. Que surgira-t-il de cette époque trouble et pourtant pas si lointaine ? Et si, privé de la vue, la distance entre nous s’estompait ? Et si le public pouvait alors projeter son regard plus loin, quant à l’évolution des relations entre Premières Nations et allochtones ?

Développé par le concepteur sonore innu Simon Riverin dans le cadre de la Résidence autochtone à l’École nationale de théâtre du Canada en 2023-2024, Ka Uinaksheshet (Les enfants sales, en innu-aimun) se déploie en une œuvre immersive foncièrement bienveillante. La remémoration collective qu’une guérison profonde n’est jamais aveugle.

 


 

SUPPLÉMENTAIRE

→ Samedi 3 octobre à 20h
→ Lundi 5 octobre à 19h30

Biographies

Simon Riverin

Texte, mise en scène, idéation, interprète et conception sonore

Simon Riverin

Pierre Berlioux

Texte

Pierre Berlioux

Julien-Claude Charlebois

Texte

Julien-Claude Charlebois

Fabrice Girard

Interprète

Fabrice Girard

Suzie Kanapé-Fontaine

Interprète

Suzie Kanapé-Fontaine

Jeanne Moreau-Vollant

Interprète

Jeanne Moreau-Vollant

Xavier Watso

Interprète

Xavier Watso

Margarita Herrera Domínguez

Assistance à la mise en scène

Margarita Herrera Domínguez

Timon Vandroux

Intégrateur sonore et régie

Timon Vandroux

Fernando Maya Meneses

Conception décors et costumes

Fernando Maya Meneses

Tristan-Olivier Breiding

Conception éclairages

Tristan-Olivier Breiding

Maïlys Flamand

Accessoires

Maïlys Flamand

Mot du co-auteur et metteur en scène

« C’est dans une volonté de faire comprendre via le cœur qu’on trouve l’objectif de l’œuvre. Il est important pour moi que le public puisse mieux se sentir un peu dans la réalité autochtone. J’ai le souhait que le public puisse vivre mon histoire afin qu’on ait de bonnes relations entre Autochtones et Allochtones.

Pour moi, l’utilisation d’un dispositif sonore et immersif est un excellent moyen pour entrer dans votre cœur. Comme le spectacle est aveugle, l’immersion sonore et la proximité avec les interprètes rendent l’expérience très intense.

Mais ne vous inquiétez pas, les innus de Pessamit sont reconnus pour leur humour. On nous qualifie souvent d’ailleurs de peuple rieur. Et il me fait également plaisir de vous faire connaître qui nous sommes au travers de l’œuvre.

Je tiens à remercier du fond de mon cœur toute l’équipe derrière ce projet qui, sans eux, n’aurait pas pu exister. »

– Simon Riverin

Équipe

Assistance à la mise en scène
Margarita Herrera Domínguez et
Natasha Kanapé Fontaine

Intégrateur sonore et régie
Timon Vandroux

Scénographie et costumes
Kathlyne Levesque-Caron et
Fernando Maya Meneses

Lumières
Tristan-Olivier Breiding

Conception sonore
Simon Riverin

Accessoires
Maïlys Flamand

Soutien culturel autochtone
Saulnia Jean-Pierre

Direction de production
Margarita Herrera Domínguez,
Natasha Kanapé Fontaine et
Simon Riverin

Direction technique
Siloé Melançon

Production déléguée
Coop Ludotek-Art

Dans les médias

L’idée est de vous amener à ressentir ce qui a été vécu plutôt que l’expliquer, comme pourrait le faire un conférencier […] Je voulais que les gens se sentent dans la classe le plus possible.

– Simon Riverin en entrevue dans La Presse

Moi, ce que je voulais, c'est que les gens se sentent à l'intérieur de l'endroit. Je trouvais que faire un spectacle traditionnel à l'italienne, ça n'allait pas fonctionner. Ça allait apporter une distance entre le public et le thème. En étant immersif, la personne se retrouve au centre de l'histoire.

– Simon Riverin en entrevue à Votre retour (ICI Première)

Parmi les trois objectifs de la pièce, l'un d'eux était vraiment de continuer d'améliorer les relations entre allochtones et autochtones. Je me disais qu'avec ce projet-là, ça allait vraiment pouvoir aider à mieux comprendre par où est-ce que l'on est passés et pourquoi on souffre beaucoup.

– Simon Riverin en entrevue à Il restera toujours la culture (ICI Première)

Je voulais que les Québécois en sachent plus sur notre histoire pour mieux nous comprendre. Au-delà de juste expliquer les choses, je pense que si on pouvait les amener dans notre situation, leur faire être témoins directs [...] ça me permettait d'atteindre leur cœur.

– Simon Riverin en entrevue à Kuei! Kwe! (ICI Première)

Dans un témoignage ému, Simon Riverin nous invite à « garder toujours les yeux ouverts ». Un vrai beau moment partagé entre Autochtones et allochtones.

– Sur les planches, Le Devoir

Spectacle fort réussi, le réquisitoire doux de Simon Riverin, Pierre Berlioux et Julien-Claude Charlebois s’adresse frontalement à nous, allochtones, et nous accorde la confiance de nous transformer en allié·es.

– Critique de Caroline Coicou Mangerel, JEU, revue de théâtre

Le fait que les interprètes circulent autour des gens, ça amène aussi une bonne dynamique pour le public. [...] L'idée est de briser les frontières.

– Simon Riverin en entrevue à APTN Nouvelles nationales

C'est vraiment une pièce qui ouvre à la vulnérabilité, autant des gens qui se trouvent dans la pièce que des gens qui se trouvent devant nous. C'est vraiment tellement un bel échange [...] L'objectif est d'avoir un cœur à cœur dans cette proposition-là et je trouve que c'est vraiment réussi.

– Critique de Jacinthe Bellemare, Les sirènes (CISM) [à 1h04min]

Ce qui est frappant, dans cette oeuvre, c’est la terrifiante efficacité des arguments employés par l’Église pour laver le cerveau des jeunes pensionnaires et ainsi tenter de leur faire oublier leurs racines, leur culture et leur langue. Combinez des gens en position d’autorité, un environnement nouveau et déstabilisant, et la menace (bien souvent mise à exécution) de la violence physique, et vous obtenez une génération d’enfants autochtones qui ont presque tout perdu.

– Critique d'Hugo Prévost, Pieuvre

La proximité physique avec les interprètes et la petitesse de la salle Fred Barry – d’une centaine de places – rendent l’expérience particulièrement intime.

– Critique de Perlina Rossi-Brown, Sors-tu?

J’ai vraiment aimé l’expérience, autant dans sa forme que dans cette ouverture qu’elle crée pour comprendre et connaître davantage les réalités des Premières Nations.

– Critique de Josiane Stratis, Full sentimental