Avec
Gabriel Morin
Accompagné musicalement par
Philomène Gatien,
en alternance avec
Simon Olivier Godin
et la voix d’Olivier Morin
► RENCONTRE AVEC LES ARTISTES :
Le mercredi 21 janvier après la représentation de 19h30
Avertissement – Sujets sensibles
Propos abordé : suicide.
Résumé
Qu’est-ce qui pousse un être humain à s’enlever la vie ? Peut-on vraiment comprendre un jour le pourquoi de ce geste irréversible ? Sans gants blancs, et avec humour, le personnage de L’acteur s’attaque à ces questions brûlantes, en prenant appui sur sa propre expérience de vie : le suicide de son frère, survenu 17 ans auparavant. Empruntant la forme du stand-up théâtral, il nous transporte avec délicatesse dans les profondeurs de ce phénomène de société, non sans constater que dans l’opacité des ténèbres, il y a toujours un peu de lumière.
Habile à manier des enjeux sérieux sans les prendre toujours comme tels, Le Complexe (Petits crimes contre l’humanité, Jayden) invite ici autant les ados que les adultes à déboulonner un tabou tenace. Lauréate du Meilleur texte original selon l’Association québécoise des critiques de théâtre – section Québec, la parole de Gabriel Morin, libérée et libératrice, fait œuvre utile.
La pièce MERCI D’ÊTRE VENUS retrouve la scène montréalaise et vient rappeler l’importance du dialogue et de la nécessité de briser les tabous entourant le deuil et la santé mentale, après un triomphe à guichet fermé au Théâtre Périscope en 2023 et une tournée de plus de 35 représentations partout au Québec et en Ontario.
BALADO
Créé en 2019, le balado MERCI D’ÊTRE VENUS propose une série d’entrevues animées par Gabriel Morin.
L’objectif : aborder la prévention du suicide par le biais de discussions avec des intervenants spécialisés et des artistes partageant leurs témoignages personnels. Il est accessible sur Spotify et Apple Podcasts.
PRIX ET RECONNAISSANCES
- Gabriel Morin, auteur de MERCI D’ÊTRE VENUS, est récipiendaire du Prix Meilleur texte original 2023-2024, remis par l’Association Québécoise des Critiques de Théâtre (AQCT), section Québec.
- La pièce est également récipiendaire du Lucéo dans la catégorie Projet inspirant – Organisme. Les Lucéos sont des prix biennaux qui soulignent l’engagement et l’innovation en matière de prévention du suicide. Ils sont remis par l’Association Québécoise de la Prévention du Suicide (AQPS).Le Complexe travaille en étroite collaboration avec l’AQPS depuis les débuts du projet. C’est la première fois que l’AQPS s’associe à un projet artistique. Ensemble, les deux organismes ont organisé une soirée-bénéfice conjointe pour soutenir la création de la pièce (2022). L’AQPS aide également Le Complexe à entrer en contact avec les intervenants régionaux en prévention du suicide lors de ses tournées.
- Le projet MERCI D’ÊTRE VENUS est cité à titre d’exemple dans le nouveau guide d’accompagnement pour le traitement du suicide en fiction créée par l’AQPS.
Suicide et fiction : guide d’accompagnement
TEXTE ÉDITÉ
Le texte de la pièce est édité chez Atelier 10 et sera disponible en librairie dès le 15 janvier.
Des exemplaires seront également en vente au TDP, avant et après chaque représentation.
Biographies
Mot de l'auteur
Quand mon grand frère s’est suicidé, j’ai rapidement ressenti le besoin de faire quelque chose, de donner un sens à l’insensé. Mais comment contribuer à la prévention du suicide quand on a dix-huit ans et qu’on n’a même pas fini son DEC en cinéma ? Il fallait que je me donne le temps de guérir, de grandir et de vivre un peu. En 2009, j’avais besoin de dire quelque chose, parce qu’en se suicidant, mon frère était parti avec ma voix. Ça prendrait dix ans pour que cette voix trouve son chemin.
Après l’école de théâtre et les premières créations entre ami·e·s jouées dans des salles, et à des heures douteuses, une idée s’est frayé un chemin : Et si j’écrivais une pièce sur le suicide de mon frère, est-ce qu’elle m’apporterait des réponses ? Est-ce que je pourrais enfin fermer le dossier et passer à autre chose ? J’avais peur qu’en laissant l’incompréhension et l’impuissance fermenter au fond de mon âme, sans jamais leur donner une place, elles finissent par me consumer.
La première fois que j’ai lu mon texte à l’équipe de création, je tremblais. Mais à force d’être répétés, les mots se sont polis. L’humanité et la bienveillance de cette formidable équipe de conception, dont vous verrez le travail ce soir, me chavire rien que d’y penser.
Au fil des résidences et des répétitions, ma voix commençait à revenir, comme si le sort se conjurait. Cette parole a fait son chemin en moi en mélangeant deuil, humour et notions de prévention du suicide. Le soir de la première, j’avais le vertige. Mais au moment d’écrire ces lignes, Merci d’être venus approche de sa cinquantième représentation. Et j’ai maintenant la certitude que tout a changé. À force de rencontrer le public, d’échanger des histoires, des regards et des étreintes, le trou dans mon cœur a commencé à se remplir. Le plaisir enfantin de la création et la chaleur d’un public de théâtre peuvent guérir les plus grands maux.
Je dédis ce spectacle à mon frère et à tout l’amour qu’on a pour ces personnes qui font partie du paysage de nos vies depuis les tous débuts. Je le dédis également à tous ceux qui restent. Merci d’être là.
Bon spectacle,
– Gabriel Morin
Mot du metteur en scène
Le spectacle auquel vous assisterez ce soir est un acte d’amour et de persévérance.
Les obstacles pour se rendre jusqu’à vous ont été nombreux. Mais ce sont ces mêmes obstacles qui ont permis à l’équipe de création de se déposer, de brasser les cartes, de rebrasser les cartes… et de rebrasser encore une fois afin de vous offrir ce moment aujourd’hui.
La création, ça prend du temps. Spécialement pour une pièce qui traite de suicide et de deuil. Comment parler d’un sujet aussi sombre en y injectant de la lumière ? C’est ce sur quoi nous travaillons depuis cinq ans. On le voit dans nos fictions, le suicide peut être un moteur dramatique très puissant. Mais le phénomène du suicide, c’est quoi au juste ? Disons qu’on s’arrête et qu’on en parle, sans gants blancs ? Mais qu’on le fait de façon sécuritaire ? Ça donne quoi ?
Le texte de Gabriel porte en lui toutes ces réflexions et ces analyses sur ce phénomène complexe. Avec le génie de nos conceptrices, Olivia, Philomène, Suzie et Marilou, qui ont donné tellement de cœur, d’âme et de temps à ce projet, nous avons créé un objet théâtral difficilement définissable. Entre autofiction, théâtre, conférence et stand-up, Merci d’être venus est avant tout un moment pour s’arrêter, ensemble, dans la chaleur d’une salle de théâtre, et se rappeler qu’on s’a les uns les autres.
L’histoire de Gabriel est devenue notre histoire, aux conceptrices et à moi-même.
Et elle est, à différentes échelles, notre histoire à tou·te·s.
Bon spectacle. Merci d’être venus. Merci d’être là.
—
En 2015, alors que j’avais à peine quelques poils au menton, j’ai pris mon courage à deux mains et j’ai appelé Monsieur Claude Poissant. Je lui ai demandé d’être son stagiaire sur une de ses créations et, sans hésiter, avec sa belle voix grave rassurante, il m’a dit oui. J’ai donc eu le privilège d’être stagiaire lors de sa toute première mise en scène comme directeur artistique du Théâtre Denise-Pelletier, On ne badine pas avec l’amour d’Alfred de Musset.
Aujourd’hui, dix ans plus tard, je présente mon travail pour la première fois en ces murs. J’aimerais dédier cette mise en scène à Monsieur Claude Poissant, devenu avec le temps mon ami Claude. Merci pour tout.
– David Strasbourg
Remerciements
Assistance à l’effet d’eau : l’équipe lumière du Collectif Tôle Jacinthe Racine et Rodolphe Saint-Arneault
Équipe
Assistance à la mise en scène
Marilou Huberdeau
Régie
Marilou Huberdeau et Heldy Zack Soupraya
Scénographie, costumes et accessoires
Olivia Pia Audet
Lumières
Suzie Bilodeau
Musique originale
Philomène Gatien
Mouvement
Natacha Filiatrault
Direction technique
Sacha Rancourt et Yannick Saint-Jean
Direction de production
David Strasbourg
Dans les médias
J'ai eu un coup de cœur pour la proposition qui est tellement honnête, vulnérable, originale. [Gabriel Morin] a trouvé un ton avec tellement de douceur, d'intelligence et aussi tellement d'humour […] C'est un spectacle qui est touchant, qui est beau, qui est drôle et qui fait œuvre utile.
– Claudia Hébert, Tout un matin (ICI Première)
Moment théâtral singulier et bouleversant […] tout au long du spectacle, l’indicible va côtoyer le cynisme, avec à la boutonnière une bonne dose de poésie.
– Critique de Dominique Denis, Jeu la revue de théâtre
Le jeu d’acteur de Morin est à souligner. […] L’équipe de Merci d’être venus a su monter une pièce qui laisse la porte grande ouverte à des discussions importantes sur la santé mentale et la prévention du suicide. Elle fait vivre des montagnes russes d’émotion à son public, mais ce dernier en ressort l’esprit plein d’espoir.
– Critique de Gabrielle Johnson, BP Arts Média
Doux, beau, aussi léger que doté d’une profondeur surprenante, Merci d’être venus est un spectacle fort utile pour mieux comprendre cette peur de la fin, mais surtout cette peur de l’incompréhension, pour ceux qui restent. À voir.
– Critique d'Hugo Prévost, Pieuvre
David Strasbourg signe une mise en scène hybride et audacieuse, où le stand-up rencontre le théâtre pour parler de l’indicible sans jamais peser. L’œuvre brille par sa capacité à briser le quatrième mur et à outiller son public, surtout la jeune génération, face aux enjeux de santé mentale.
– Critique de Jacqueline Van de Geer, Les ArtsZé
C’est sans contredit l’une des meilleures pièces que j’ai pu voir dans les dernières années. […] C’est un objet théâtral d’exception.
– Critique de Catherine Fournier, Boucle magazine
Il aborde le suicide et la mort avec humour, sans toutefois ignorer la délicatesse du sujet. […] Il jongle entre l’informatif et l’émotif tout en maintenant le sourire du public aux yeux brouillés.
– Critique de Jiayuan Cao, Le délit
Gabriel Morin rappelle que parler de suicide et de deuil peut se faire avec sensibilité, humour et humanité. Merci d’être venus n’est pas seulement un spectacle : c’est une invitation à écouter, réfléchir… et se sentir moins seul.
– Article de Pascale Lafrance, Meve et cie
Le fait de plonger dans ce qui est douloureux prend du courage, confirme-t-il, mais au bout du compte, ça peut vraiment être bénéfique. Pour soi, et pour les gens autour…
– Gabriel Morin, en entrevue avec La Presse
Gabriel Morin […] traite d’un sujet des plus sensibles avec autant de doigté que de candeur. […] Un spectacle sur le deuil d’une authenticité touchante.
– Le Devoir
Il faut une adresse certaine pour écrire sur un tel sujet avec juste ce qu’il faut de cynisme mais d’empathie, de lucidité et de présence. Les métaphores sont éloquentes et les silences, parlants. Gabriel Morin livre le tout avec une maîtrise évidente.
– Marrie E. Bathorie, Monmontcalm
Un objet théâtral singulier et d’une rare qualité.
– Pascaline Lamare, Le bourdon du faubourg
Espace Prof
Que ce soit pour la sortie d’un groupe d’élèves ou la sortie d’un niveau complet, le Théâtre peut recevoir jusqu’à 800 spectateurs par représentation, sauf dans de rares exceptions.