Avec
Claude Despins,
Laurence Gagné-Frégeau,
Alexis Gauthier,
Nathalie Mallette,
Carla Mezquita Honhon,
Joey Perron,
Steven Lee Potvin,
Renaud Soublière,
Lea St-Pierre
et la voix de Célia Gouin-Arsenault
► RENCONTRE AVEC LES ARTISTES :
- Le mercredi 18 février après la représentation de 19h30,
- Le vendredi 20 février après la représentation de 19h30 en présence du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.
Avertissement – Sujets sensibles
Propos abordé : féminicide
Résumé
Vous êtes attendu·e·s aux funérailles de la légendaire Carmen, de Bizet. Rassemblés en sa mémoire, les personnages du célèbre opéra sont confrontés une fois de plus à l’imparable drame : Carmen meurt, frappée de la main de son amant. Quelque 180 ans après les événements, Carmen, Requiem en propose une relecture totale, dans un spectacle pluridisciplinaire alliant corps, chœur et musique, pour offrir une voix à celles et ceux qui l’ont connue le mieux.
La compagnie de création La pièce du fond choisit comme acte de naissance de concevoir une ode à la liberté, aussi texturée que spirituelle. Entre ce qui nous ébranle et ce qui nous lie, elle place une figure mythique au centre de sa recherche, pour narrer l’impossible et chanter l’absence.
Carmen VS Carmen, Requiem
Regards croisés sur un mythe moderne
– En partenariat avec l’Opéra de Montréal –
Comment un opéra né en 1875 continue de nous confronter à la liberté, au désir, à la violence et au souvenir ?
Dans cette capsule, Pierre Vachon, musicologue et directeur action sociale et éducation à l’Opéra de Montréal, et Jean-Frédéric Hénault-Rondeau, concepteur et directeur musical de la pièce de théâtre Carmen, Requiem, croisent leurs perspectives sur la force intacte du mythe.
Ils abordent le féminicide au cœur de l’œuvre, la manière dont les thèmes de Bizet ont marqué l’inconscient collectif, et comment Carmen, Requiem les réinvente à travers le prisme de la mémoire — fragmentaire, subjective, profondément humaine.
Biographies
Mot des créateur·rice·s
Après-midi chaud du mois d’août, nous débarquons au Théâtre Denise-Pelletier pour partager à Claude et Nicolas la grande idée qu’est Carmen, Requiem. À ce moment, nous sommes trois finissant·e·s de l’école de théâtre qui parlons toujours en même temps, avec seulement deux extraits de texte en main : « On réactualise le mythe de Carmen, la célèbre Carmen de Mérimée et de Bizet, dans une nouvelle fable qui dénonce son féminicide. On organise ses funérailles, 180 ans après sa mort. Mais ça sera pas juste triste, ça va être un show de gang, il va y avoir du chant choral, ça va être un mélange des genres avec l’opéra, huit comédiens, une grosse affaire de communauté. On sait qu’on a juste deux extraits à vous présenter aujourd’hui, mais ça va être un spectacle. »
Qu’est-ce qu’aurait été Carmen, Requiem sans le « oui » si simple et fondateur de Claude et Nicolas ? Ce « oui », qui aura fait son chemin, trouvé sa résonance, d’abord dans notre propre volonté de croire en notre projet, de le porter avec aplomb. Un « oui » ensuite entendu de la bouche de Steven, Nathalie, Claude, Laurence, Carla, Alexis, Jean-Frédéric, Mathilde, Roxanne, Joëlle, Amélie, Estelle, Gabrielle, Charlie, Brianna, Simon, Célia, Dany, Jules, qui ont plongé tête première dans nos idées de grandeur. Ce même « oui », qui fît naître La pièce du fond, en décembre 2024. Puis un autre « oui », insoupçonné, rêvé, de la part de l’Opéra de Montréal et du RMFVVC, qui ne nous ont pas seulement écouté, mais tendu la main, qui ont nourri le cœur de notre création, et avec qui nous avons ouvert de nouvelles portes, conjointement.
Au commencement, nous ne savions pas que ce besoin intime de communauté, qui nous avait réunis au départ autour d’une idée de funérailles, allait devenir une condition essentielle pour mener notre création à terme. Carmen, Requiem, nous a montré que faire un spectacle, c’est choisir une famille, et que de se rassembler autour d’une histoire, créer du sens ensemble, est à la fois un privilège et une grande responsabilité.
– La pièce du fond
Équipe
Idéation
Jacinthe Bellemare,
Daphnée Bérubé,
Renaud Soublière
et Lea St-Pierre
Assistance à la mise en scène et régie
Roxanne Gallant
Scénographie et accessoires
Amélie Marchand
Lumières
Joëlle Leblanc
Conception sonore et sonorisation
Gabrielle Couillard
Conception et direction musicale
Jean-Frédéric Hénault-Rondeau
Costumes
Estelle Charron
Conseil au mouvement
Brianna Lombardo
Répétiteur musical
Simon Riendeau
Direction de production
Mathilde Boudreau
Direction technique
Charlie Dubois
Stagiaire
Jules G. Even
Mentorat
La Messe Basse
Conseil dramaturgique
Dany Boudreault
Dans les médias
Ça parle de l'absence. De celle qui n'est pas là. Et de l'effet de tout ça sur une communauté. On essaie de comprendre : qu'est-ce qui est arrivé ? Et pourquoi c’est arrivé ? […] replonger là-dedans sous l’angle du féminicide, c’est très très ambitieux
– Claude Despins en entrevue avec Emilie Perreault, Il restera toujours la culture
La musique de l’œuvre opératique, réarticulée par Jean-Frédéric Hénault-Rondeau, engendre deux très beaux numéros de chant choral
– Critique de Sophie Pouliot, Le Devoir
Le jeu des comédiens est très juste et naturel [...] Carmen, Requiem est une création pluridisciplinaire originale qui actualise le thème du féminicide de Carmen en donnant une voix plus importante à cette femme à travers celles des gens de la communauté qui l’ont connue le mieux. Encore aujourd’hui, le théâtre prouve que la communauté est essentielle quand le drame frappe.
– Critique de Léa Bégis, Sors-tu?
Carmen, Requiem propose un geste sincère et réfléchi. [...] Autre idée forte : Carmen n’apparaît jamais en chair et en os.
– Critique de Philippe Couture, JEU
La musique est omniprésente et élève la pièce grâce aux chœurs qui sont d’une beauté indéniable. « Le chant des cigarières », notamment, clôt la pièce sur une note plus introspective après une scène puissante symboliquement.
– Critique d'Edith Malo, Bible urbaine
Une relecture tout à fait originale de Bizet.
– Critique d'Hugo Prévost, Pieuvre
Une expérience immersive qui touche autant le cœur que l’esprit. [...] Carmen, Requiem est plus qu’une pièce : c’est une ode à la liberté, une exploration de l’absence et de la communauté, et un spectacle qui résonne bien après le lever de rideau.
– Article de Pascale Lafrance, Meve et cie
La performance est à la fois intense et mélodique. Bien qu'absente physiquement, Carmen hante la scène par la voix de Célia Gouin-Arsenault. J'ai été saisi par le jeu d'abord silencieux de Steven Lee Potvin d'une intensité rare; son regard seul parvient à raconter toute la tragédie avant même les premiers mots.
– Critique de Denis-Martin Chabot, Canal M (Aux quotidiens)
Dans l’opéra, le meurtre de Carmen est très romantisé. Dans la pièce, on s’attaque aux dommages collatéraux du féminicide. On a accès au cerveau de mon personnage, à son passé et à sa sensibilité au moment où il commet son geste. On ne veut pas le glorifier ni le victimiser ; on essaie juste un peu de comprendre. C’est une posture intéressante.
– Steven Lee Potvin, en entrevue avec Stéphanie Morin, La Presse
C’est une quête de sens pour comprendre les évènements qui ont mené jusque-là [...] Ce sont les mêmes mécanismes, les mêmes facteurs que ceux de la violence conjugale qu’on observe encore aujourd’hui.
– Jacinthe Bellemare, en entrevue avec Charline Caro, Est média
Espace Prof
Que ce soit pour la sortie d’un groupe d’élèves ou la sortie d’un niveau complet, le Théâtre peut recevoir jusqu’à 800 spectateurs par représentation, sauf dans de rares exceptions.