Avec
Victor Choinière Champigny,
Ximena Ferrer,
Catherine Gauthier Gonzalez,
Gabriel Infante,
Aracelli Lillo,
Alejandro Muller et
Marie-Ève Trudel
► RENCONTRE AVEC LES ARTISTES :
Samedi 6 février, après la représentation de 16h.
► SAMEDI ADULTE-ADO :
Samedi 13 février, rencontre avant la représentation de 16h.
Résumé
« Je me suis promis que j’écrirais […] sans fioritures, comme si mes ancêtres, les sacrifiées, les anonymes laissées derrière lisaient par-dessus mon épaule. Écrire comme si les femmes qui m’avaient précédée sortaient de terre pour m’observer. »
24 décembre 1986. Cantonnée dans un grand Boeing bleu de mer, la petite Caroline, 7 ans, angoisse à l’idée que le père Noël ne puisse pas les retrouver à bord, elle et sa famille. Fuyant le Chili, mais surtout la dictature militaire du général Pinochet, le clan Dawson atterrit, contre toute attente, à Montréal. L’hiver est un comité d’accueil en soi, tout comme le tapis rouge vin de l’hôtel Ramada, où s’entassent les personnes réfugiées et où s’invite la Québécoise la plus hospitalière qui soit : Passe-Partout ! De Valparaíso à Hochelaga, ce récit d’exil en contient mille et n’en demeure pas moins unique. Entre la classe de francisation de madame Thérèse, la cruauté de la cour d’école et les codes flottants de la culture populaire, Caroline aspire au titre d’immigrante modèle. Mais est-ce même souhaitable ? Et quel est le poids du sacrifice pour ses parents, dont sa mère Natalia qui, dans les foyers huppés, se transforme en femme de ménage, pour briser les mirages ? À moins que ce ne soit pour déplacer l’horizon ?
Prix littéraire des collégien·ne·s en 2022, le roman de la regrettée Caroline Dawson, d’abord professeure de sociologie, s’est vite révélé un nouveau jalon de notre littérature, ce qui est d’autant plus touchant, puisque l’écrivaine souhaitait, de son propre aveu, que sa mère existe dans la tête du public, jusqu’à devenir un personnage. Dialoguiste hors pair, Nathalie Doummar (Mama, Frères) en signe l’adaptation, en épousant la charge de révolte et la dose infinie d’empathie qui grondent jusque dans les marges. Le Québéco-Guatémaltèque Nicolas Gendron (L’enfance de l’art – Doigts d’auteur de Marc Favreau) réunit une équipe interculturelle vivifiante pour donner corps à cette lettre d’amour imparable.
Biographies
Équipe
Assistance à la mise en scène et régie
Ariane Brière
Scénographie
Diana Uribe
Costumes
Leïlah Dufour Forget
Lumières
Leticia HamaouI
Conception sonore
Andréa Marsolais-Roy
Maquillages et coiffures
Florence Cornet
Conseil au mouvement
José Flores
Regard extérieur
Mariajosé Razon