Les vulnérables

Texte 
Julie Vincent

Idéation 
Michèle Laliberté
et Julie Vincent

Mise en scène
Ximena Ferrer

Production 
Singulier Pluriel

Les vulnérables

Avec 
Guillaume Champoux,
Víctor Cuéllar
et Julie Vincent

 

► RENCONTRE AVEC LES ARTISTES :
Le mercredi 18 mars après la représentation de 19h30

Résumé

Un soir de 2024, à Buenos Aires, Cecilia perd la mémoire de son enfance. Son fils Emilio, artiste de théâtre, accepte d’interner sa mère. Avant de le voir partir, elle le somme de retrouver son instrument : « Mon passé est dans mon accordéon. Retrouve Estelle Béliveau, à Montréal. » C’est ainsi qu’Emilio aboutit près de la station de métro Lionel-Groulx, à la rencontre d’Estelle, une ancienne bombe de cabaret devenue directrice du Refuge des Vieux Comédiens.

Dans ce conte théâtral empruntant au cirque, au film policier et au cabaret berlinois, un jeune immigrant argentin doit se reconstruire à travers deux autres destins que le sien. Avec sa dixième production, la compagnie Singulier Pluriel (Valparaiso, Deseo), codirigée par Julie Vincent et Ximena Ferrer, poursuit sa quête de sens entre le Sud et le Nord, balancée entre la mémoire intime et l’amnésie collective.

 

Biographies

Julie Vincent

Idéation, auteurice et interprète

Julie Vincent

Ximena Ferrer

Mise en scène

Ximena Ferrer

Guillaume Champoux

Interprètre

Guillaume Champoux

Victor Cuellar

Interprète

Victor Cuellar

Michèle Laliberté

Idéation, conception décor et accessoires

Michèle Laliberté

Cindy Gagné

Assistance à la mise en scène et régie

Cindy Gagné

Rodolphe St-Arneault

Conception éclairage et vidéo

Rodolphe St-Arneault

Paola Huitron

Conception des marionnettes

Paola Huitron

Mot de l’autrice

« Il faut vivre sa vie comme si on voulait un jour la raconter », écrivait Gabriel Garcia Marquez. Je suis une actrice qui écrit depuis pas mal d’années. Plus jeune j’ai joué avec nos plus grandes comédiennes mais elles sont toutes disparues. Les vieilles actrices encore en vie sont des émeraudes esseulées dans la ville.

Je vais tenter de te raconter l’histoire d’Estelle, une d’entre elles. Le hasard mettra sur sa route le jeune prodige argentin, Emilio. Quand on n’a pas beaucoup d’argent pour faire du théâtre, forcément le théâtre devient quelque chose de clandestin, de dangereux. Ça leur arrivera à tous les deux, ce danger-là, le vertige du théâtre, la beauté qui se réinvente quand on ne possède plus rien. La vieille actrice court. Elle court et sa vie déboule. Les voitures dans la rue, les chiens errants, les villes, le récit de ce qu’elle a vécu au théâtre en 2004 à Buenos Aires la hante. Elle ne voudrait pas que le jeune homme se lance dans le vide. J’ai tenté de raconter tout ça.

Je suis heureuse en ces moments si bouleversants de l’histoire du monde. Oui je suis contente que tu me donnes la joie de te raconter ce que j’ai humblement écrit et peut-être un peu vécu. Il y aura sans doute mes maladresses, mais sache que ma chanson vient du cœur. Ma gratitude est infinie envers Ximena Ferrer qui met en scène ce récit avec la délicieuse ironie qui la caractérise. Et mon amour est entier pour une équipe d’artistes dédiée et si douée que j’admire en tous points.

Bon spectacle à toi, cher courageux public !

– Julie Vincent 

Mot de la metteure en scène

Quand j’ai lu le texte de Julie, j’ai entendu une course. Une femme qui court dans la ville, qui court dans sa mémoire, qui court peut-être contre le temps. J’ai entendu le souffle d’Estelle, mais aussi celui de toutes ces actrices qui ont traversé le théâtre avec entêtement, avec amour, avec une faim immense d’être vivantes.

Très vite, une sensation de vertige s’est imposée. Le vertige du théâtre quand il devient précaire, presque dangereux. Quand on n’a pas grand-chose, mais qu’on a tout à risquer. Alors la beauté surgit autrement. Elle naît du manque, du désir, de l’urgence.

Au cœur de ce travail, il y a le corps de l’acteur. Le corps comme moteur, comme mémoire, comme champ de bataille. Un corps qui transpire, qui tremble, qui rate parfois, et c’est précisément dans ces failles que quelque chose d’irremplaçable apparaît. Aucune intelligence artificielle ne pourra reproduire cette imperfection vibrante, cette respiration imprévisible, cette présence qui se transforme sous nos yeux. Le théâtre vit de cette fragilité-là.

Avec l’équipe, nous avons choisi de laisser visibles les coutures, de ne pas lisser, de ne pas corriger ce qui déborde. Emilio et Estelle ne sont pas seulement deux personnages , ils sont deux élans, deux forces qui se rencontrent dans le vide et acceptent d’y plonger.

Ce spectacle parle d’une transmission, oui, mais surtout d’un appétit. D’une nécessité presque animale d’être là, ensemble, maintenant. Et tant que cette faim existera sur scène, le théâtre restera un acte profondément humain.

Abrazo querido publico ! Vamonossss !

– Ximena Ferrer

Équipe

Assistance à la mise en scène et régie 
Cindy Gagné

Scénographie et accessoires 
Michèle Laliberté

Assistance scénographie et accessoires
Clémence Archambault

Costumes 
Erica Schmitz

Conception des objets marionnettiques
Paola Huitrón

Lumières, vidéo et direction technique
Rodolphe St-Arneault

 

Composition musicale 
Michel Smith

Conseil dramaturgique 
Paul Lefebvre

Surtitrage
Philippe Chevalier

Direction de production 
Margarita Herrera Domínguez

Traduction des extraits (espagnol)
Ximena Ferrer

Dans les médias

Le texte, poétique et foisonnant, passe d’une époque à l’autre et d’un continent à l’autre. Des extraits de la poésie de Claude Gauvreau, magnifiquement déclamés, viennent ponctuer le récit et lui offrir de magnifiques reliefs. [...] Mais ce spectacle appartient avant tout à Julie Vincent. Quel bonheur de la retrouver sur scène. Son jeu sensible et incarné, sa précision, son amour évident du public témoignent d’une générosité rare. On reçoit tout, et l’on en redemanderait encore. [...] Pour cet hommage à la parole vivante, à l’œuvre de Gauvreau et au théâtre lui-même, Les Vulnérables mérite amplement le détour

– Critique de Jocelyn Roy, Jeu, revue de théâtre

Espace Prof

Que ce soit pour la sortie d’un groupe d’élèves ou la sortie d’un niveau complet, le Théâtre peut recevoir jusqu’à 800 spectateurs par représentation, sauf dans de rares exceptions.