La mouette

Texte
Anton Tchekhov

Traduction
André Markowicz et
Françoise Morvan

Adaptation et dramaturgie
Guillaume Corbeil

Mise en scène
Catherine Vidal

Une création du
Théâtre Français du Centre National des Arts
en coproduction avec
le Prospero et Cœur Battant

Une présentation du
Théâtre Denise-Pelletier

 

La mouette

Avec
Simon Beaulé-Bulman,
Nathalie Claude,
Vincent Côté,
Renaud Lacelle-Bourdon,
Macha Limonchik,
Igor Ovadis,
Olivia Palacci,
Daniel Parent,
Madeleine Sarr et
Mattis Savard-Verhoeven

 

► RENCONTRE AVEC LES ARTISTES :
Samedi 10 octobre, après la représentation de 16h.

► SAMEDI ADULTE-ADO :
Samedi 3 octobre, rencontre avant la représentation de 16h.

Résumé

« Mon Dieu que les gens vont pas bien ! L’amour les rend tous fous… »

Après son immense succès à guichets fermés au Théâtre Prospero puis au Centre national des Arts, coproduit avec Coeur battant, La mouette revient à Montréal dans une version résolument actuelle, adaptée par Guillaume Corbeil (Le meilleur des mondes) et mise en scène par Catherine Vidal (L’Inframonde, Et si je ne suis pas sage ?). Finaliste aux Prix de la critique 2023-2024, la pièce observe une jeunesse qui cherche sa voix, leurs aînés qui refusent de lâcher prise et des corps pris dans des élans amoureux aussi violents qu’asymétriques. Macha aime Kostia. Kostia aime Nina. Arkadina, mère de Kostia, actrice adulée, accorde peu de sérieux aux velléités artistiques de son fils. Nina veut croire en l’art, en la scène, en la promesse d’un avenir. Mais elle tombe dans l’orbite de Trigorine, écrivain célèbre et amant d’Arkadina.

Corbeil actualise Tchekhov sans le trahir : l’art y est une nécessité, un champ de bataille, un lieu de fracture. Avec humour et acuité, on y explore la création, la jalousie, la transmission impossible, les pulsions de vie et de mort. Catherine Vidal place l’humain, dans toute son ambiguïté, au centre du dispositif. Les repas, les jeux, les spectacles deviennent des zones de tension où l’on cherche désespérément attention et amour. Dans la continuité des thèmes abordés, Vidal confie à la jeune metteuse en scène Sophie El-Assaad la direction d’une scène emblématique : la pièce de Kostia interprétée par Nina à l’acte I. Une manière concrète de célébrer la collaboration artistique de plusieurs générations.

 


 

DANS LES MÉDIAS

« La mouette est une tragédie comique qu’il faut aborder avec sagesse et dérision, fougue et conviction. Ce que la metteure en scène Catherine Vidal fait avec brio dans cette production brillante, intelligente… et follement amusante. » – Luc Boulanger, La Presse

 

Biographies

Guillaume Corbeil

Adaptation et dramaturgie

Guillaume Corbeil

Catherine Vidal

Mise en scène

Catherine Vidal

Simon Beaulé-Bulman

Interprète (Medvedenko)

Simon Beaulé-Bulman

Nathalie Claude

Interprète (Paulina)

Nathalie Claude

Vincent Côté

Interprète (Chamraïev)

Vincent Côté

Renaud Lacelle-Bourdon

Interprète (Trigorine)

Renaud Lacelle-Bourdon

Macha Limonchik

Interprète (Irina Arkadina)

Macha Limonchik

Igor Ovadis

Interprète (Sorine)

Igor Ovadis

Olivia Palacci

Interprète (Macha)

Olivia Palacci

Daniel Parent

Interprète (Dorn)

Daniel Parent

Madeleine Sarr

Interprète (Nina)

Madeleine Sarr

Mattis Savard-Verhoeven

Interprète (Konstantin Treplev)

Mattis Savard-Verhoeven

Alexandra Sutto

Assistance à la mise en scène et régie

Alexandra Sutto

Wendy Kim Pires

Costumes

Wendy Kim Pires

Étienne Boucher

Lumières à la création

Étienne Boucher

Francis Rossignol

Conception sonore

Francis Rossignol

Zachary Noël-Ferland

Vidéo

Zachary Noël-Ferland

Sophie St-Pierre

Accessoires

Sophie St-Pierre

Justine Denoncourt-Bélanger

Maquillages et coiffures

Justine Denoncourt-Bélanger

Carol-Anne Bourgon Sicard

Assistance aux décors

Carol-Anne Bourgon Sicard

Mot de la metteuse en scène

J’ai attendu avant de monter une pièce de Tchekhov.

Attendu de gagner en expérience en tant que metteuse en scène et en tant qu’être humain. Parce que son œuvre est tellement complexe, la ligne à suivre est tellement fine. Tchekhov adorait lire des vaudevilles et, à l’opposé, un de ses livres de chevet était Hamlet, la pièce de Shakespeare. Il qualifiait ses pièces de comédies alors qu’elles se terminent presque toujours tragiquement. Il faut arriver à restituer toute cette complexité.

Pour Tchekhov, le théâtre n’a besoin « ni d’anges ni de démons ». Il aborde l’humanité de ses personnages avec lucidité et intransigeance mais son approche n’est jamais cynique. Tchekhov, qui était aussi docteur, ne pose pas de diagnostics sinistres sur ses personnages à partir d’une posture de supériorité. Il observe ses semblables dans toute leur diversité et fait ressortir leurs maladresses, leurs imperfections, leur vulnérabilité, mais aussi leur aveuglement face à l’autre. Sans les transformer en monstres ou en victimes. Sans les condamner, mais sans les épargner non plus.

Dans La Mouette, il est beaucoup question d’art et d’amour, de confrontation générationnelle mais on y voit surtout, pour reprendre une célèbre réplique de Michel Tremblay : « une gang de tu-seuls ensemble ». On y voit aussi une génération qui ne perçoit pas la détresse des plus jeunes, trop occupée par la course effrénée de la vie et par ses problèmes, légitimes, par ailleurs.

Et comment traduire ce lien si singulier que Tchekhov réussit à créer entre nous et son oeuvre. Il se branche directement à notre coeur, à notre humanité ! Je me suis dit : faisons comme Tchekhov, invitons d’abord tout le monde « chez nous », à s’assoir dans notre été de théâtre, sur scène. Saluons-nous, créons le contact d’humain à humain avant d’établir celui d’interprète à spectateur·trice. On recevra le spectacle de façon plus intime, en tout cas c’est mon pari. Et renouvelons le lien de temps en temps en enlevant le quatrième mur. Être tous ensemble au moment présent, ne serait-ce que le temps d’un spectacle, c’est toujours ça de gagné dans notre inéluctable solitude.

Merci aux interprètes pour leur immense investissement. Ils et elles font battre le cœur du texte de Tchekhov. Merci à toute l’équipe de création et aux collaborateur·trices qui ont repris le travail pour adapter cette Mouette à la salle du TDP. Et merci à Sophie El Assaad, qui signe une mise en scène inspirée de la performance de Kostia.

Je suis infiniment reconnaissante envers Mani Soleymanlou à la tête du Théâtre français du CNA ainsi qu’envers Philippe Cyr et le Théâtre Prospero, qui ont permis à cette Mouette de naître en 2024.

Et aujourd’hui, quelle joie de la voir reprendre son envol au Théâtre Denise-Pelletier.

Je tiens à saluer la mémoire de Claude Poissant, grand homme de théâtre qui nous a quittés trop tôt et qui avait choisi La Mouette pour ouvrir sa dernière programmation au TDP. Merci à Stéphanie Laurin de l’avoir encouragé à le faire et de nous accueillir aujourd’hui dans cette maison.

Cette reprise n’aurait pas été possible sans le précieux soutien financier du Théâtre français du CNA et sans leur conviction que l’art mérite qu’on lui donne les moyens de vivre et de continuer à circuler. Merci infiniment d’avoir rendu ce nouvel envol possible.

Et à Louis-Karl, pour ton amitié : toi qui arrives tout juste dans les murs du TDP, je souhaite que cette Mouette ouvre magnifiquement la saison et accompagne le début de cette nouvelle aventure.

Vive le théâtre ! Vive l’art vivant !

Merci à vous d’être là.

– Catherine Vidal

Équipe

Assistance à la mise en scène et régie
Alexandra Sutto

Mise en scène de la pièce de Kostia dans l’acte 1
Sophie El-Assaad

Scénographie
Geneviève Lizotte

Assistance à la scénographie
Carol-Anne Bourgon Sicard

Costumes
Wendy Kim Pires

Assistance aux costumes
Mathilde Donnard

Couture
Jez Yung

Lumières à la création
Étienne Boucher

Lumières à la reprise
Cédric Delorme-Bouchard

Conception sonore
Francis Rossignol

Vidéo
Zachary Noël-Ferland

Accessoires
Sophie St-Pierre

Maquillages et coiffures
Justine Denoncourt-Bélanger

Conseil au mouvement
Mélanie Demers et Sylvain Lafortune

Accompagnement vocal
Luc Chandonnet

Stage à la mise en scène
Marc-Antoine Brisson

Direction technique
Michel St-Amand (création),
Florence Letarte (reprise)

 Direction de production
Catherine Comeau (création),
Vanessa Beaupré (reprise)

Dans les médias

Il faut s'imaginer le parc Jarry en juillet. T'as des pique-niques partout, t'entends des fanfares, il y a les interprètes qui accueillent le public, les invitent à aller sur scène. Il y a du popcorn qui est distribué. Tout ça pour faire un clin d'œil à l'auteur, Anton Tchekhov, dont la maison était toujours remplie d'invités. [...] J'avais envie qu'on arrive chez Tchekhov.

– Catherine Vidal, en entrevue avec Tobie Huot-Bureau, Votre retour (ICI Première Montréal)

[...] il y a vraiment beaucoup d'humour. On a assoupli ce grand classique du théâtre, on lui a injecté une vitalité nouvelle [...] pour nous donner une adaptation généreuse, décontractée, énergique. La langue, le texte, qui ont vraiment été adaptés au monde d'aujourd'hui pour permettre au public de se reconnaître.

– Critique de Claudia Hébert, Tout un matin (ICI Première Montréal)

Mentionnons Macha Limonchik, aussi drôle que détestable en Irina, Mattis Savard-Verhoeven, qui campe un Konstantin fiévreux, et Simon Beaulé-Bulman, absolument désopilant en Semion.

– Critique de Christian Saint-Pierre, Sur les planches Le Devoir

Nous voulions que le public se connecte, se reconnaisse dans les personnages et qu’il y ait un niveau d’identification très brut et très pur.

– Guillaume Corbeil, en entrevue avec Denis-Daniel Boullé, Fugues

Macha Limonchik incarne une Irina Arkadina magistrale : théâtrale, narcissique, elle domine la scène avec autorité tout en laissant deviner une grande vulnérabilité. À ses côtés, Mattis Savard-Verhoeven campe un Kostia habité, à la fois révolté et fragile. Madeleine Sarr prête à Nina la grâce et la ferveur d’une jeune femme happée par ses illusions, tandis que Renaud Lacelle-Bourdon donne à Trigorine un juste équilibre entre doute littéraire et séduction désinvolte. Le reste de la troupe [...] affiche une belle complicité. Chacun habite son personnage avec conviction.

– Critique de Jacqueline Van de Geer, Les ArtsZé

Olivia Palacci démontre encore une fois son arsenal comique en duo avec Simon Beaulé-Bulman qui incarne un attachant prof de primaire incompris. Un personnage d’ami de la famille du médecin joué par Daniel Parent vient aussi alléger l’ambiance avec ses pas de danse Broadway au milieu de nul part. Renaud Lacelle-Bourdon et Madeleine Sarr sont impeccables en Trigorine et Nina, lui faussement modeste, et elle diamétralement opposée en ingénue, puis en femme brisée.

– Critique d'Amélie Bélanger, Sors-tu?

Une distribution remarquable [...] Dans le rôle de Sorine, en chaise roulante, Igor Ovadis est très juste et touchant [...] Macha Limonchik, dont on dit qu’elle est née pour jouer Tchekhov, incarne Irina Arkadina. Elle se ment à merveille et remplit la scène de son âme triste et souriante.

– Critique de Michel Jolicoeur, BP Arts Média

Tantôt drôle, tantôt touchante, la pièce montre avec beaucoup de finesse comment l’amour, le besoin d’être aimé et l’envie d’attirer l’attention peuvent parfois nous faire perdre nos repères. Difficile de ne pas se reconnaître un peu dans certains personnages.

– Article de Pascale Lafrance, Meve et cie

Notre coup de cœur de la saison ! […] Toute la distribution est superbe dans ce spectacle exaltant et brillant.

– Luc Boulanger, La Presse, 15 mars 2024

La version au Prospero est fidèle à la pièce et en même temps… pas pantoute ! Et c’est absolument merveilleux! […] Un résultat vraiment convaincant. […] Catherine Vidal éclate complètement la scène, elle casse le quatrième mur avec beaucoup de candeur, beaucoup de joie. Ça devient une espèce de happening. […] On ressort du spectacle en se disant que le théâtre, c’est tout sauf plate. Ça en prend des spectacles comme ça. Ce sera probablement un de mes grands coups de cœur cette année !

– Katerine Verebely, Dessine-moi un matin, Ici Radio-Canada Première, 16 mars 2024

Cette production de La mouette se révèle […] dynamique et fort engageante, les personnages étoffés de Tchekhov étant admirablement servis tant par l’adaptation du texte que par son interprétation.

– Sophie Pouliot, Revue Jeu, 18 mars 2024

Entre le pop-corn et la barbe à papa en amorce de théâtre participatif et la suite, adaptée au goût du jour, […] c’est du pur bonheur.

– Josée Blanchette, Le Devoir, 22 mars 2024

La mise en scène de Catherine Vidal est lumineuse. Il y a une complicité avec le public qui est généreuse et humaine. […] La langue permet de vraiment s’identifier aux personnages. […] La distribution est extraordinaire.

– Brigitte Haentjens et Vincent Kim, Il restera toujours la culture, Ici Radio-Canada Première, 27 mars 2024

Campée par une enviable brochette de comédiens, cette adaptation de La mouette marquera assurément le milieu théâtral québécois. […] Absolument tout est savoureux dans cette proposition.

– Nancie Boulay, BP Arts Média, 16 mars 2024

Le texte, adapté à la manière québécoise contemporaine par Guillaume Corbeil, se transforme en un voyage aux airs de fête foraine et gagne en couleurs et en confettis, grâce à la touche de la metteuse en scène Catherine Vidal. […] Ce regard frais sur l’œuvre de Tchekhov vous fera découvrir une bande de comédiens doués qui s’amusent sur scène.

– Annie Dubé, Mattv.ca, 15 mars 2024

La mise en scène nous amène à être constamment bousculé·es par les brisures de rythme et ça, c’est vraiment chouette !

– Annick Terral, Libraire de force, CIBL (à 1:25), 14 mars 2024

Montée pour la première fois, en 1896, La mouette n’a rien perdu de sa pertinence! […] L’adaptation rafraîchissante de cette grande pièce en fait une réussite sur toute la ligne !

– Marc-Yvan Coulombe, Les ArtsZé, 16 mars 2024

Cette œuvre est inévitablement un coup de cœur.

– Marianne Iezzoni, Artichaut Magazine, 23 mars 2024

Nina a des convictions, pour le meilleur et pour le pire. Elle est à la recherche de quelque chose de plus grand, de liberté. Elle veut se faire traverser par la vie et je trouve ça extrêmement touchant. Elle est prête à tout pour vivre ce qui la fait vibrer.

– Madeleine Sarr, en entrevue avec Marie Labrecque, Le Devoir, 9 mars 2024

La metteure en scène Catherine Vidal s’attaque à un grand classique du théâtre, La mouette d’Anton Tchekhov, adapté pour l’occasion par Guillaume Corbeil. Pour ce brillant (voire infernal) drame de mœurs aux accents de conflit intergénérationnel, elle dirige une distribution tout étoilée.

– Stéphanie Morin, La Presse, 5 mars 2024

“J’ai toujours voulu faire du Tchekhov, mais j’attendais d’avoir de l’expérience. Ce sont des pièces qui demandent une expérience de vie pour comprendre les points de vue de tout le monde”, indique Catherine Vidal.

– Rachel Crustin, ONFR, 11 avril 2024

J’avais envie de rapprocher [La mouette] de notre temps puisque les questions sont bien actuelles. […] On ouvre le quatrième mur, on ne fait pas semblant que les gens sont pas là, on les accueille.

– Catherine Vidal, en entrevue avec Denis-Martin Chabot, Aux Quotidiens, Canal M, 12 mars 2024

Espace Prof

Que ce soit pour la sortie d’un groupe d’élèves ou la sortie d’un niveau complet, le Théâtre peut recevoir jusqu’à 800 spectateurs par représentation, sauf dans de rares exceptions.