Agamemnon in the Ring
Une guerre de Troie contre trois (2027)

Texte 
Hilaire St-Laurent

Mise en scène 
Sofia Blondin et
Hilaire St-Laurent

Musique
Fred Tremblay

Production 
Les Créations Unuknu

Une présentation du
Théâtre Denise-Pelletier

Agamemnon in the Ring<br>Une guerre de Troie contre trois (2027)

Avec
Maude Demers-Rivard
ou Hélène Durocher,
Frédéric Desager,
José Dufour,
Joanie Guérin,
Frédéric Lavallée,
Marie-Andrée Lemieux
ou Nicolas Centeno,
Sandrine Lemieux,
Pierre-Antoine Pellerin,
Jérémie Poirier,
Hilaire St-Laurent,
Catherine St-Martin
et Frédérick Tremblay

 


⚠️ Effets stroboscopiques

Résumé

Imaginez un instant le souffle épique des tragédies de Racine et des récits d’Homère. Ajoutez-y les codes tapageurs des populaires galas de lutte d’aujourd’hui et un parfum d’opéra rock québécois. Et vous aurez une idée de toute la sève (et la sueur) derrière la création originale qu’est Agamemnon in the Ring — Une guerre de Troie contre trois. On y retrouve le roi de Mycènes et lutteur de renom Agamemnon Bouchard, à l’aube de la retraite et de son intronisation au Temple de la renommée. Mais voilà que deux trouble-fêtes, tout droit venus de Troie…-Rivières, s’emparent de sa magnifique ceinture de la Légion nationale, offerte par son frère Ménélas. Ce dernier, roi de Sparte, sort de ses gonds et pousse Agamemnon à un ultime combat. Mais pendant ce temps, la commissaire de la Fédération, Artémis, menace de bannir sa fille Eugénie. Tiraillé entre son amour paternel et sa soif de vengeance, Agamemnon sautera-t-il à nouveau sur le plancher à ressorts ? Et vous, cher public, à qui destinerez-vous vos huées et vos applaudissements ?

Célébrée la saison dernière à la Salle Fred-Barry grâce à sa vibrante docufiction Monstres, Les Créations Unuknu, qui se revendique autant du grandiose que du grotesque, s’approprie cette fois le grand plateau avec son succès flamboyant, né au Théâtre Aux Écuries, ayant fait salle comble au Théâtre de Quat’Sous, puis connu une tournée victorieuse. L’auteur et co-metteur en scène Hilaire St-Laurent y sculpte des alexandrins vernaculaires à souhait et échafaude avec sa complice Sofia Blondin un terrain de jeu idéal pour qu’éclatent à hauts cris les coups bas de la comédie.

 


 

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Biographies

Hilaire St-Laurent

Auteur, cometteur en scène et interprète (Cory Feydon)

Hilaire St-Laurent

Sofia Blondin

Cometteuse en scène

Sofia Blondin

Nicolas Centeno

Interprète (Bordeaux)

Nicolas Centeno

José Dufour

Interprète (Bordeaux)

José Dufour

Maude Demers-Rivard

Interprète (Ériphile)

Maude Demers-Rivard

Hélène Durocher

Interprète (Ériphile)

Hélène Durocher

Frédéric Desager

Interprète (Ménélas)

Frédéric Desager

Joanie Guérin

Interprète (Clytemnestre)

Joanie Guérin

Frédéric Lavallée

Interprète (Agamemnon)

Frédéric Lavallée

Marie-Andrée Lemieux

Interprète (Martine Francoeur)

Marie-Andrée Lemieux

Sandrine Lemieux

Interprète (Eugénie)

Sandrine Lemieux

Pierre-Antoine Pellerin

Interprète (Gilles)

Pierre-Antoine Pellerin

Jérémie Poirier

Interprète (Hector)

Jérémie Poirier

Catherine St-Martin

Interprète (Artémis)

Catherine St-Martin

Frédérick Tremblay

Interprète (Achille)

Frédérick Tremblay

Mot de l'auteur et co-metteur en scène

Une chose m’a frappé en assistant à un gala de lutte pour la première fois, il y a quelques années : la lutte professionnelle obéit aux mêmes codes que la tragédie antique. Les commentateurs se font chœur, l’annonceur devient coryphée et les entrées cérémoniales préparent aux tirades épiques. Mais au-delà du spectacle, la lutte et la tragédie partagent une fonction essentielle : elles sont des exutoires. On a beaucoup disserté sur la fameuse catharsis d’Aristote. À mon sens, elle s’incarne tout simplement dans une foule qui se déchaîne, s’exaltant devant l’abominable ou devant un bon coup de chaise sur le trapèze d’une crapule détestable.

La Guerre de Troie — car c’est bien de cela qu’il s’agit — demeure le mythe fondateur de la dramaturgie occidentale. Mais n’oublions pas que les Grecs ont puisé à même la violence de leur histoire, dans leurs guerres et leurs traumatismes collectifs, pour ériger des fables capables de donner un sens au chaos. Ils ont transformé leurs cicatrices en légendes pour mieux les comprendre. En écrivant cette pièce, j’ai tenté le même exercice. Quelles sont les trahisons que nous portons collectivement au Québec ? Et si cet Agamemnon d’une Grèce si lointaine devenait le reflet de notre propre histoire ?

Je vous invite donc, cher public, à prendre part à cette étrange épopée où les longs couteaux de Nyx volent bas dans la sombre nuit. Mais surtout d’une façon rarement autorisée au théâtre : ne restez pas muet. Acclamez, huez, scandez. Vous êtes de l’équipage.

Merci infiniment à l’équipe extraordinaire du Théâtre Denise-Pelletier qui a permis à ce spectacle de poursuivre son aventure.

– Hilaire St-Laurent

Mot de la co-metteure en scène

Depuis la création d’Agamemnon in the ring en 2022 au Théâtre aux Écuries, nous avons le privilège de renouveler sans relâche nos rencontres avec le public. Mais notre présence au Théâtre Denise-Pelletier revêt une saveur bien particulière. Lors de notre première série de spectacles, les représentations scolaires avaient donné lieu à des cris exaltés et à des séances d’autographes. Cet enthousiasme de la part de nos jeunes spectateurs et spectatrices nous avait marqué. Depuis, nous caressons le rêve d’occuper la grande scène du Denise-Pelletier afin de faire vivre l’expérience de la tragédie revisitée à un très grand nombre d’adolescents. C’est donc avec une immense joie que nous amorçons cette série de représentations !

La tragédie grecque a souvent été associée à quelque chose d’intellectuel, d’antique et de sacré. Mais nous aimons penser que ces œuvres théâtrales, nées lors de grandes fêtes religieuses appelées les Dionysies, se produisaient devant un public enivré qui se plaisait à acclamer les bons, huer les méchants et à encourager des protagonistes dans leurs quêtes même en connaissant à l’avance l’issue des récits racontés. Et si les tragédies grecques étaient des représentations galvanisantes, participatives et fondamentalement populaires ?

Nous avons abordé Agamemnon in the Ring sous cet angle. Le temple antique est devenu un stade, les tragédiens sont devenus des lutteurs, les chants du chœur sont devenus des moments rock. Le sacré se renouvelle à travers des codes plus accessibles. La joute oratoire portée par l’alexandrin est aussi sportive que les combats de lutte, ayant parfois même des airs de rap battle. Aussi, l’utilisation de cette langue poétique et fortement codée est un clin d’œil à un autre écho bien connu de la tragédie grecque antique : le théâtre racinien. Alexandrins, moments rocks, lutte… cette pièce est une invitation à mettre en scène tout ce que les arts vivants ont de plus jouissif !

Cher public, j’espère que le plaisir que nous avons eu à créer ce spectacle se rendra jusqu’à vous ! Immense merci à toute l’équipe du Théâtre Denise-Pelletier pour votre accueil ! Bon spectacle à tous et à toutes !

– Sofia Blondin

Équipe

Assistance à la mise en scène
et adjointe à la direction de production

Stéphanie Lacasse

Conception sonore
Fred Tremblay

Conception des éclairages et régie
Mélanie Whissell

Scénographie 
David Poisson

Conception et construction du ring 
Guillaume Bouliane-Blais

Costumes 
Philippe Massé

 

Consultant Combats
Marko Roussel

Mouvement
Marilyn Daoust

Direction de production (reprise)
Juliette Farcy

Direction de production (création)
Gwenaëlle L’Heureux-Devinat

Direction technique 
Marguerite Hudon et Juliette Papineau-Holdrinet

Dans les médias

Un spectacle hilarant, grandiose et absolument glorieux ! [...] J'ai eu un plaisir fou. [...] C'est juste un gros concentré de folie pis de bonheur !

– Claudia Hébert, Tout un matin (ICI Première)

« Le Théâtre Denise-Pelletier change des vies. [...] Les codes de la lutte sont habilement intégrés ! Toute la beauté, le rythme de l’alexandrin est préservée. [...] Ravie que toutes mes passions aient été conjuguées le temps d’une soirée. [...] On n’entend que de bonnes choses, peu importe qui voit cette pièce.

– Karyne Lefebvre, Pénélope (ICI Première)

Un spectacle unique [...] De mémoire, on n’a jamais vu un public réagir avec autant de fureur à une pièce de théâtre. [...] Les 12 interprètes investissent le décor imaginé par David Poisson, avec une belle énergie qui traverse la salle sans heurts. À voir, pour chasser le spleen de l’hiver.

– Critique de Luc Boulanger, La Presse

C'est une proposition artistique plutôt inhabituelle [...] une réécriture d'Iphigénie de Racine [...] une adaptation particulière, car l'histoire est ici racontée selon les codes de la lutte professionnelle [...] Comme avec Hamilton, qui utilisait le hip-hop pour raconter l'histoire d'un des pères fondateurs des États-Unis, on a ici l'idée du mythe classique qui est revu et corrigé à l'aide de la culture populaire [...] il y a une espèce d'alchimie vraiment fascinante qui opère et qui crée, selon moi, de l'or en barre [...] un texte d'une très grande densité, d'une grande richesse, vraiment punché.

– Les suggestions littéraires de Mathieu Poulin à Catherine Souffront, Il restera toujours la culture, ICI première

Ça allie plein d’affaires, ça allie plein de couches toutes aussi savoureuses les unes que les autres !

– Extrait de Discussion sur la pièce Agamemnon in the ring, Pénélope (ICI PREMIÈRE)

Cette langue hybride s’avère à la fois d’une musicalité et d’une loufoquerie absolument délectables. […] Orchestré de main de maître par les deux metteurs en scène !

– Sophie Pouliot, Le Devoir

Voilà ce que j’appelle une réécriture réussie.

– atuvu.ca

Les comédien·nes sont tous et toutes très investi·es, et leur présence est électrisante.

– Revue Jeu

Le spectacle frappe direct au plexus et on en redemande !

– Daphné Bathalon, Théâtre.Québec

Les talentueux comédiens, avec un texte solide en main, sont fort doués pour interagir avec le
public et susciter les réactions souhaitées.

– Valérie Marcoux, Le Soleil

Espace Prof

Que ce soit pour la sortie d’un groupe d’élèves ou la sortie d’un niveau complet, le Théâtre peut recevoir jusqu’à 800 spectateurs par représentation, sauf dans de rares exceptions.